Raconte-nous un peu ton histoire, comment en es-tu venue à devenir entrepreneure?

Je suis devenue entrepreneure grâce à une opportunité que j’ai su saisir. Il y avait une grosse part du marché à saisir sur le Chemin des Patriotes pour ouvrir un bar laitier et un café. J’ai saisi l’occasion après avoir analysé soigneusement les risques financiers.

Qu’est-ce qui t’a confirmé que l’entrepreneuriat était ta place?

Je carbure aux défis. J’adore le dynamisme de mon métier. En tant qu’actrice économique de ma région, je m’oblige à suivre les tendances et à me renouveler chaque saison. Au printemps je découvre les nouvelles saveurs de crème glacée et durant l’hiver je goûte toutes les nouvelles gammes de produits DAVIDsTEA et Van Houtte pour les offrir à mes clients. C’est à ce moment que je sais que je suis sur mon « X » parce que travailler est pour moi un réel plaisir.

Comment êtes-vous venus à vouloir devenir entrepreneurs ?

Dès notre jeune âge, nous avons toujours voulu être à notre compte, que ce soit pour les loisirs, la vie personnelle ou professionnelle. S’assurer du bon déroulement de la journée, que tous soient à leur poste avec les bons outils, que le travail ou autre se déroule sans anicroche. Nous aimons relever des défis, partir de zéro, bien mener à terme et voir l’évolution au fil du temps d’un projet, comme celui de : « sph Global Ressources ».
Nous nous somme connus (Patrick Dostie et Sébastien Daigle) durant nos études de dep. Après quelques discussions sur nos emplois antérieurs, nous en sommes venus à la conclusion que nous partagions le même professionnalisme au travail pour nos patrons, et que nous partagions également la même vision et le même désir d’être entrepreneurs. Nous avons fait nos classes et sommes allés rencontrer le cld, et d’autres personnes-ressources, pour bien démarrer notre projet. Voilà comment est né sph Global Ressources, un service pour tous, tant dans les secteurs résidentiel et commercial qu’industriel.

Comment en êtes-vous venus à vouloir devenir entrepreneur?

Kevin a grandi dans l’entreprise fondée par son grand-père Lucien. Il a toujours vu son grand-père travailler dans ce domaine. Au début de son implication, il transportait les outils et brassait la colle. Lorsque son père a repris l’entreprise, Kevin voyait toujours plus grand en termes d’opérations.
Ayant la réputation d’être un excellent poseur de plancher, les clients voulaient que ce soit lui qui fasse l’installation.

Ayant plus tard développé une allergie au produit pour la pose, il a alors éprouvé l’envie de reprendre l’entreprise, avoir des contacts avec les clients, faire le suivi des dossiers, voir à la progression des projets, et faire appel à différents partenaires et corps de métier, en vue de déterminer à quel endroit et à quel moment y avoir recours en fonction du projet.

À ce stade, une décoratrice qui croyait beaucoup en Kevin et qui lui disait d’avoir confiance en ce qu’il faisait, l’a fortement encouragé.

En plus d’avoir accès à un énorme réseau de contacts, il fait preuve d’enthousiasme et d’une réelle passion en ce qui concerne les couvre-planchers. Afin d’acquérir les nouveautés qui ne sont pas disponibles à Sorel, il n’hésite pas à se rendre au Portugal, en France, en Europe, dans l’ouest Canadien ou au Mexique… Reconnu comme quelqu’un de novateur, qui fait preuve d’audace et qui possède un goût avéré pour le beau, il sait également prévoir le résultat des projets avant que ceux-ci soient terminés.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune entrepreneur qui veut se partir en affaires?

Essentiellement, c’est de croire fermement en son projet. Aller au bout de ses idées.

Il est primordial et essentiel d’être entouré des bonnes personnes. Des gens en qui on peut avoir confiance et qui sont là aussi pour nous brasser un peu. Il faut tenter d’éviter les personnes qui disent oui à tout ce que vous proposez. Je crois humblement, qu’un homme ou une femme d’affaires, respectable, doit avoir une écoute du marché, une oreille attentive à tout ce qui se passe, et surtout posséder une vision claire des projets et défis à venir pour son entreprise, à moyen et long terme.

Quelle est votre plus grande fierté en tant qu’entrepreneur?

Ce dont je suis le plus fier, c’est d’avoir accepté l’offre de mon père de me joindre officiellement à lui. Bien que je ne fusse pas absolument convaincu par la profession de commerçant, au départ, ce fut sans contredit LE meilleur geste que j’ai posé de ma jeune carrière. Indépendamment des défis du commerce au détail qui demeurent nombreux, c’est toujours la même passion qui m’anime.

Quels projets ou expériences vous ont confirmé votre passion pour l’entreprenariat?

Au cours de mes précédentes expériences professionnelles, j’ai eu la chance de travailler chez Joshua Perets, une superbe entreprise de vêtements montréalaise, où j’ai rapidement gravi les échelons. Après six mois seulement au poste d’assistante gérante, on m’attribuait une toute nouvelle boutique que je devais monter en totalité. Quel défi! J’ai donc appris toutes les étapes à suivre pour démarrer une boutique de A à Z en plus d’en être responsable en tant que nouvelle gérante.

Dans le cadre de ce travail, je me suis découvert une passion pour les responsabilités, l’organisation et la direction. Ce que j’aimais par dessus tout, c’est le fait de motiver les employés afin d’atteindre ensemble nos objectifs communs. Pour la mise en fonction de la boutique, j’avais la chance de travailler conjointement avec ma supérieure immédiate. Alors je pouvais davantage percevoir les fonctions associées à son poste, lesquelles rejoignaient exactement mes ambitions autant au niveau personnel que professionnel.

Comment en êtes-vous venue à vouloir devenir entrepreneure?

“If you can’t stop thinking about it, don’t stop working for it!”

Aucune autre citation ne pourrait mieux décrire les motifs qui m’ont incitée à devenir entrepreneure. Mon engouement pour le design date d’aussi loin que je me souvienne!

Dès mon tout jeune âge, j’étais passionnée par tout cde qui touchait les arts; une passion que j’ai exploitée tout au long de mon parcours scolaire pour ultimement mener à mes études collégiales en design d’intérieur et mon premier poste de designer au sein des magasins RONA.

Comment laissez-vous votre marque en tant qu’entrepreneure dans la région de Sorel-Tracy?

Mon équipe et moi tentons de nous impliquer dans plusieurs causes locales, ceci en aidant la relève (fondation du cégep de Sorel-Tracy, les ateliers JE SUIS CAPABLE), pour des causes plus humaines (Le relais pour la vie, le défi Têtes rasées pour LEUCAN) et aussi en aidant à promouvoir la région (course de canot à glace), pour ne donner que quelques exemples.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées lors de votre parcours entrepreneurial?

J’ai souvent eu à faire face au regard des gens. Il y en a même qui ont joué franc jeu en me disant : “ Tu es donc bien jeune! ” Non seulement je suis jeune, mais je suis une femme. Malgré le fait qu’il y en ait d’avantage aujourd’hui, j’ai eu et j’ai encore à démontrer rapidement ce que je fais, car dès le premier contact, les gens me jugent. Heureusement, la situation se rétablit rapidement.

Lorsque l’on me demande ce qui charactérise les entrepreneurs qui réussissent, je réponds souvent que ceux-ci n’ont jamais abandonné.

Maxime Pronovost
Collaborateurs
Maxime Pronovost
Éditeur
Denis Labrecque
Design graphique
Diane Champagne
Rédactrice
Jean-François Mongeon
Photographie
Déborah Chantal
Révision
Nathalie Thériault
Révision
Agence B2
Impression